Quand faut-il changer ses gouttières ?
Une gouttière se change quand elle fuit aux jonctions malgré les réparations, qu'elle ne tient plus sa pente (l'eau stagne et déborde) ou que les crochets ont rouillé. Les zincs d'origine des pavillons des années 1960 à 1980 arrivent en fin de vie : soudures ouvertes, fond percé, talons qui fuient.
Une gouttière qui déborde n'abîme pas que la façade : l'eau ruisselle le long des murs, détrempe le pied de la maison et finit par remonter sous la première rangée de tuiles.
Zinc, aluminium ou PVC
- Zinc : la référence, durable (40 à 50 ans et plus), soudé, réparable, compatible avec tous les styles. Naturel (il se patine en gris) ou prépatiné. 45 à 90 €/ml.
- Aluminium laqué : profilé en continu sur place, sans jonction, en de nombreuses teintes.
- PVC : économique, mais il se dilate et devient cassant au soleil. Réservé aux annexes. 30 à 60 €/ml.
Pour les descentes : 40 à 80 €/ml en zinc, avec dauphin en fonte en pied de façade côté rue.
La pose dans les règles
Une gouttière doit avoir une pente régulière vers la descente (de l'ordre de 5 mm par mètre), des crochets tous les 50 cm environ, et des joints de dilatation sur les grandes longueurs. Les noues et les chéneaux encaissés sont façonnés sur mesure : c'est là que se jouent la plupart des fuites des maisons anciennes.
La zinguerie, c'est aussi les solins et abergements qui raccordent la couverture aux cheminées, aux murs et aux fenêtres de toit : on les refait en même temps que les gouttières si nécessaire.
Entretien
Un nettoyage par an, à l'automne, après la chute des feuilles ; deux sous les grands arbres des coteaux de Thorigny et de Dampmart. Une crapaudine ou une grille pare-feuilles en tête de descente évite les bouchons. Voir aussi notre guide : gouttière bouchée : causes et solutions.








